BlackRock s'oppose à un plafond sur les actifs tokenisés

BlackRock pousse les régulateurs à élargir la porte aux actifs tokenisés

Dans un contexte où les autorités financières américaines réfléchissent à l’encadrement de la tokenisation, BlackRock vient de faire entendre sa voix. Le mastodonte de la gestion d’actifs a exprimé son désaccord face à une proposition de limitation des réserves tokenisées, estimant qu’elle entraverait l’innovation.

Quelle est cette fameuse limite de 20% ?

Les régulateurs envisageaient d’imposer un plafond de 20% sur les actifs de réserve sous forme tokenisée. Une mesure de prudence visant à éviter une concentration trop rapide vers ces nouveaux formats numériques. Mais pour BlackRock, qui propose déjà des produits comme son fonds BUIDL basé sur la blockchain, cette restriction ressemble davantage à un frein qu’à une protection.

La position du géant new-yorkais est claire : plutôt que de limiter, il faudrait explorer de nouvelles possibilités. BlackRock appelle notamment à accepter une gamme plus large d’actifs sous forme tokenisée, pas seulement les réserves traditionnelles.

La tokenisation, c’est quoi concrètement ?

Pour les néophytes, la tokenisation consiste à convertir un actif (obligations, actions, fonds) en unités numériques sur la blockchain. C’est un peu comme transformer un billet papier en billets numériques : même valeur, format différent, possibilités accrues (transactions 24h/24, fractionnement, etc.).

Un bras de fer entre innovation et prudence

Cet échange révèle une tension classique : les acteurs majeurs du secteur financier veulent accélérer l’adoption de la tokenisation, tandis que les régulateurs souhaitent avancer prudemment. BlackRock, via sa lettre de commentaire à l’OCC (Office of the Comptroller of the Currency), plaide explicitement pour que l’GENIUS Act (une législation encadrant ces technologies) soit plus permissif.

Cela montre que les institutions traditionnelles ne voient plus la blockchain comme une menace, mais comme une opportunité. Cependant, les autorités américaines restent attentives à ne pas créer de nouveaux risques systémiques.

Mise en perspective

Le débat sur les plafonds de tokenisation illustre un enjeu plus large : comment réguler l’innovation financière sans l’étouffer ? BlackRock défend son intérêt commercial, certes, mais aussi une vision de la modernisation des marchés. La question reste ouverte : les régulateurs écouteront-ils cet appel au libéralisme numérique ?

Cet article ne constitue pas un conseil en investissement.
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